mardi 18 novembre 2008

L'histoire d'une naissance.

Bonjour,

Comme vous le savez tous, Guillaume est né le 2 Novembre à 00h53.

Pour toi, mon petit bout j’aimerais te raconter ta naissance telle que je l’ai vécue car ce moment est autant le tien que le mien et tu as fait de ce jour, ainsi que ton papa et Béatrice l’un des plus fort et l’un des plus beaux moments de ma vie.

Rien que d’y repenser, les larmes me montent aux yeux mais Béatrice et ton papa te diront que c’est normal, tu as une maman qui s’exprime beaucoup par ses larmes :lol :

Je vais essayer de remonter dans le temps en ce premier novembre 2008, la veille du jour où il est prévu de déclencher le travail car tu te fais attendre. Les souvenirs s’éloignent à toute vitesse et même à quelques jours de ta naissance, j’ai peur d’oublier certains moments importants car seuls les émotions restent vraiment intactes.

Ce jour là, j’ai besoin de parler à quelqu’un de ce déclenchement que j’avoue ne pas vouloir, j’aimerais tellement que tu décides par toi-même de venir au monde. Ton papa me dit que le temps passe et que demain est un aussi bon jour qu’un autre et c’est vrai, je lui donne raison en cela ;)
J’appelle Béatrice pour voir comment l’on s’organise pour le lendemain, elle m’apprends qu’elle est de garde le soir même et si je le désire, on pourrais peut-être donner un petit coup de pouce cette nuit afin d’être bien tranquilles tout les trois pour te voir arriver. Au départ, je ne comprends pas ce qu’elle entend pas le « petit coup de pouce » et pense qu’elle veut essayer de décoller les membranes comme on l’a fait il y a quelques jours et je me dis, pourquoi pas ? C’est naturel et si le travail doit commencer, il commencera. Mais je comprends très vite qu’en fait elle parle du déclenchement en lui-même et j’ai un coup au cœur, déjà ? !
Là, j’ai besoin de réfléchir, moi qui ne veut pas de déclenchement… On décide donc de prendre le temps de la réflexion et je la rappellerais vers 20h pour dire ce que l’on décide.

Avec ton papa, on prends donc le temps d’en discuter et on décide qu’à 12h près, oui pourquoi pas essayer d’aider le travail à se mettre en route dans le calme, soit ce soir plutôt que demain matin mais comme l’on n’est pas pressé et que je veux tout faire avant d’en arriver là, nous décidons d’abord d’essayer la méthode italienne qui on le sait entraîne toujours des contractions chez moi, peut-être que comme nous sommes en fin de grossesse et que le col est favorable, cela suffira-t-il ? Et puis ce sera un moment rien qu’à nous avec ton papa avant ta naissance ;)

A 20h, j’appelle donc Béatrice qui m’apprend qu’en fait de nuit calme, beaucoup de bébés ont décidés de venir. Je ne cache pas que cela m’arrange, nous voilà donc avec quelques heures de plus pour te permettre de décider ou non de venir nous rencontrer de visu. Notre programme avec ton papa est donc le bon, nous rappellerons Béatrice vers 23h pour voir ce qu’il en est à la clinique sinon, nous attendrons le lendemain matin.

Notre soirée se déroule ainsi tranquillement, nous nous occupons de tes sœurs, les couchons et leur expliquons encore une fois que si tu te décides à venir, Tatie Rose viendra les garder à la maison. Elles semblent contentes et s’endorment tranquillement.
Je termine les valises pour la maternité et nous profitons avec ton papa de ces derniers moments tranquilles. Ce fût des moments sereins et complices.
Peu de temps après un merveilleux câlin, un quart d’heure après en fait, vers 22H45, je ressent une première contraction de travail, aucun doute là-dessus, tu as décidé de venir. La deuxième contraction 5 minutes après me le confirme. Je regarde ton papa et lui dit que travail ou pas à la clinique, tu as décidé de venir ce soir.
Nous voilà tout excités de savoir que bientôt nous te verrons !

Nous laissons passer quelques minutes et quelques contractions et vers 23h nous appelons Béatrice. Nous tombons sur Valérie, l’auxiliaire de puériculture qui nous dit que Béatrice est occupée. Ah ! Tant pis, je lui annonce que le travail a commencé, que je peux rester à la maison encore quelques temps, Béatrice nous rappelleras.

En attendant, je prends une douche et me prépare calmement mais les contractions se rapprochent et deviennent bien douloureuses. Je suis désormais obligée de m’arrêter à chacune pour venir vers toi, ton papa est là aussi et tous les trois, nous essayons de gérer aux mieux ces douleurs, nous en te demandant de te centrer dans le bassin et en t’assurant de notre présence, toi nous répondant que tu es bien là avec nous et prenant bien le chemin de la sortie. Ce sont des moments importants pour tous, nous prenons le chemin de ta naissance tous ensembles.

Béatrice nous rappelle et nous dit de venir, on se débrouillera. Ouf, car un instant j’ai eu peur qu’il n’y ai plus de place en salle d’accouchement pour moi et qu’on soient tous obligés d’aller à St Pierre.

Nous préparons donc le lit de Tatie, mettons les valises dans la voiture et nous voilà partis à la clinique vers notre rencontre ! Tout ça ponctué d’arrêt lors des contractions, ce qui fait que nous prenons notre temps :lol :

En chemin, dans la voiture, la poche des eaux se rompt. Heureusement ton papa a pensé à mettre une serviette de toilette sur le siège passager. A partir de ce moment, les contractions augmentent en intensité et la fin du chemin est rude pour maman, ton papa ne pouvant nous accompagner durant ce travail.

Le temps qu’on arrive en salle de naissance, il est 23h45. Béatrice nous accueille rapidement et me demande si ça va, ma réponse est « non ça ne va pas du tout ! » Face à la douleur, je commence à perdre pieds, pourtant toi et ton papa m’aidaient beaucoup. Béatrice me soutien et vient à notre rencontre, j’arrive de nouveau à t’accompagner.

Elle m’examine et nous dit que je suis à 4 cm de dilatation, moi qui espérait être à plus, je songe à la péridurale sans encore l’exprimer tout haut mais Béatrice m’a avoué plus tard, qu’elle l’avait bien compris et faisait en sorte que ce soit possible. Pour l'instant nous sommes en salle de consultation, les salles d'accouchement étant occupées.

Elle me laisse me mettre debout car c’est dans cette position que je suis le mieux pour le moment et pose le monitoring afin de capter ton petit cœur. Celui-ci bat un peu lentement, je le vois mais n’arrive pas à m’inquiéter, ton papa nous dit qu’il te sent bouger et je pense que malgré la douleur, je perçois dans mon corps que tu vas bien.
Je commence à m’exprimer pendant les contractions, on va dire que je vocalise pour ne pas dire crier, ces cris me soulagent et me permettent de vivre cette douleur si intense. Béatrice me rappelle à chaque contraction de venir vers toi, te t’accompagner dans ton chemin et c’est vrai que je te sens passer derrière ma symphyse et bientôt appuyer vers l’arrière.
Tu prends le bon chemin et j’essaye au mieux de t’accompagner, ton papa t’aide aussi.
Béatrice me demande au bout de quelques minutes si je ressens l’envie de pousser, et oui, je commence à ressentir cette envie. Elle me dit qu’il ne me faut pas hésiter à te pousser vers le bas pour t’aider.
A ce moment, je comprends qu’il n’y aura pas de péridurale, j’ai une seconde de découragement car une autre contraction arrive mais en même temps je me dis « c’est ce que tu voulais alors vis le à fond ». Je commence à te pousser.

Très vite, Béatrice me demande de m’allonger car ce qu’elle perçoit de ton cœur l’inquiète un peu, je suis donc ses indications. Tout cela ponctué de contractions, de vocalises et de conseils de papa et Béatrice. Je te sens si bien mon petit bout, ces sensations si intenses me font parfois perdre pieds mais à aucun moment je n’oublie que tu es là avec nous et que toi aussi tu vis ces contractions de l’intérieur. J’ai parfois du mal à t’accompagner mais dans ces moments là, Béatrice me rappelle de me concentrer sur toi et ton papa m’encourage à t’accompagner vers l’intérieur.
A un moment c’est ton papa qui se sent mal, il est trop impliqué dans ce travail et doit prendre cinq minutes pour souffler. Je m’inquiète pour lui mais très vite une autre contraction arrive et Béatrice me rappelle d’être là pour toi. Ton papa revient très vite nous rejoindre.

Suivant les conseils de Béatrice, je me mets sur le côté. Cela me soulage beaucoup, je continue à pousser et mes vocalises se transforment en bruits plus primitifs que j’ai déjà entendu chez d’autres femmes accouchant. Papa me dira plus tard qu’à ce moment il avait l’impression que je maîtrisais bien mon travail, après une demi-heure plus difficile.
Je perçois parfois dans le ton de Béatrice que je prends un peu trop de temps, elle le cache bien mais pour être comme elle dans mon métier, je perçois que je ne pousse pas très bien pour le moment, je le fais pas à coup et je prolonge peut-être un peu le travail. Il faut dire que les sensations que je perçois sont toutes nouvelles pour moi, la douleur est très intense, je te sens prendre le bon chemin… Tout cela n’est pas évident à gérer et je pense qu’il me faut aussi le temps de dire adieu à ma grossesse, à ce moment où nous étions tous les deux en symbiose. Certes j’ai très mal mais il me faut le temps d’apprivoiser tout cela. La douceur de Béatrice ainsi que sa présence, la présence de ton papa et toi mon chéri me permet d’avancer à mon tour.

Béatrice me demande de me remettre sur le dos, je sens bien qu’elle aimerait que tu naisses dans un très proche avenir, je comprendrais plus tard en regardant le monito que c’est ton petit cœur qui l’inquiète un peu. Mais à aucun moment je ne me suis inquiétée pour toi, je suis sûre que je devais savoir que tu allais bien et ton papa continuait à te sentir bouger.

Sur le dos, il m’a fallu là encore un peu de temps mais d’un coup tu as avancé, je t’ai senti venir dans une grande brûlure, encore une nouvelle sensation. Béatrice m’encourage, ton papa me dit qu’il voit ta tête. Je reprends mon souffle, te laisse un peu sur mon périnée, le temps de te sentir et de te permettre de mieux naître, puis je continue à t’aider à venir nous rencontrer. Je pousse encore un cri tout en te laissant passer, je ne peux m’en empêcher tant ça brûle mais je te sens qui vient et quel bonheur de savoir que bientôt tu seras là. Ton papa me dit que tu as la tête dehors, tu arrives !

Là encore, il me faut faire une pause, reprendre mon souffle, accepter que la grossesse s’arrête là et qu’un nouveau bonheur arrive. Béatrice me dit de pousser, elle s’inquiète que tu restes coincé aux épaules mais à ce moment là, je sais que tu va bien, je ne sais toujours pas comment je le sais mais je le sais.
Le temps de reprendre mon souffle, je t’accompagne dans une dernière poussée et te voilà !

Ton papa me dit, « ça y est, il est là, prends le Hélène » et dans un même mouvement, je me penche, te prends sous les bras et te mets tout contre moi !

Quel bonheur ! Que d’émotions ! Je te regarde, regarde ton papa, il a des larmes dans les yeux tout comme moi. Bonjour mon chéri !

Au bout d’un petit moment, je demande si tu es une fille ou un garçon. Tu t’appelles Guillaume ! Je ne sais pas combien de fois je t’ai dit bonjour, t’ai caressé… tu me regardais de tes grand yeux bien ouverts et tu cherchais déjà à téter !

C’est ton papa qui a coupé le cordon ombilical.

Il a fallu ensuite pousser le placenta dehors, j’avoue que je n’y arrivais plus malgré le retour des douleurs :lol : Finalement, le voilà sorti.

Je continue à te caresser tout contre moi, depuis ta naissance, nous sommes peau contre peau, à aucun moment tu ne pleures, tu nous regarde ton papa et moi, tu cherches déjà le sein.

Nous changeons de pièce pour aller dans une salle d’accouchement, tu passes dans les bras de ton papa juste le temps que j’aille dans le fauteuil, puis le temps que j’en ressortes pour aller sur la table d’accouchement puis nous continuons notre peau à peau. Tu trouves ton pouce que tu têtes, avec ton papa nous sommes émerveillés, nous ne savions pas qu’un nouveau-né de 20mn environ pouvait déjà téter son pouce. Je te mets alors au sein et tu têtes déjà comme un chef !

Après la tétée, Béatrice s’adonne à un peu de couture pour fermer une petite déchirure tandis que Valérie s’occupe de toi, te pèse, te mesure et t’habille.

Ensuite, elles nous laissent tous les trois. Tu t’endors tranquillement dans mes bras, et durant une demi-heure nous faisons pareil avec ton papa.

Voilà ton histoire mon petit bout, et la mienne et celle de ton papa. Nous avons vécu des moments intenses et merveilleux et depuis ta naissance, tu ne nous apportes que du bonheur !

vendredi 31 octobre 2008

C'est pour avant-hier !

Bonjour,

Nous voilà en dépassement de terme de deux jours et lorsqu'à l'école des filles, la tatie de Cécile nous a demandé "c'est pour quand ? ", nous l'avons bien fait rire en répondant "c'est pour avant-hier" :)

L'écho et le monito de contrôle de ce matin étaient excellent et nous voilà de retour chez nous pour attendre tranquillement notre petitou :)

Il est toujours en pleine forme, et son coeur est toujours un doux bruit à nos oreilles !

Il ne lui reste plus que 2 jours pour se décider tout seul, car dimanche prochain l'équipe médicale va vouloir lui forcer la main ;)

En attendant, maman profite de ces derniers moments avec lui bien au chaud :)

jeudi 30 octobre 2008

Jour du terme officiel !

Le 29 Ocotobre c'était le jour du terme officiel de la grossesse. Nous sommes donc allés à la clinique afin de vérifier si bébé allait bien (nous nous le savions qu'il allait bien) et vérifier qu'il avait toujours assez de liquide amniotique dans sa poche pour barboter.

Après un monitoring qui nous a permis d'être bercé par le doux murmure de son coeur et une échographie (sans "photos" malheureusement) nous avons pu rentrer chez nous, le personnel médical devant nous acceuillir pour la naissance étant rassuré :)

Désormais, le terme étant dépassé, nous contrôlerons ces deux facteurs tous les deux jours. Ce qui fait que le 31 octobre, nous serons à la clinique de nouveau à moins que bébé ne se décide avant :)

dimanche 5 octobre 2008

Dernière échographie.

Et voilà, nous arrivons à la fin de la grossesse, bientôt nous aurons notre bout de chou dans les bras !

Il va très bien, bouge toujours autant, a toujours sa tête en bas et a mis son dos à gauche.

Il est estimé à 3,100 kg aujourd'hui, toujours dans la norme :) Et maman n'a pas pris un kilos depuis un mois :)

C'est toujours merveilleux de le voir ainsi !

Voici quelques "photos" prises aujourd'hui, on y voit bien son nez, sa bouche...



Vu par "en dessous" :

lundi 29 septembre 2008

Petit monito.

Aujourd'hui nous sommes allés voir Béatrice pour une consultation classique, nous nous sommes donc contentés de faireun monito et de remplir le dossier.

Cela n'a pas empêché notre petit bout d'être bien présent et nous avons eu droit à la musique de son coeur pendant 25 bonnes minutes environ.

Tout va bien pour lui, il peut désormais venir quand il le désire.

Après cette consultation, de retour à la maison, nous avons pris un petit moment à trois en haptonomie. Ce fut un plaisir de jouer avec lui qui gigotait tout plein.

jeudi 25 septembre 2008

Un nouveau moment de bonheur.

Aujourd'hui, nous avions de nouveau rendez-vous avec bébé.

Sa naissance se rapproche à grand pas et avec Béatrice nous avons travaillé sur la façon dont nous pouvions l'accompagner dans son chemin vers la sortie.

Bébé, lui est toujours aussi présent, il n'a pas trop apprécié d'être "poussé" vers le bas et a bougé tout plein jusqu'à ce qu'on l'invite à remonter vers le coeur de sa maman. Chose que fait très bien sa maman :lol:

Ce fût encore un moment de bonheur entre nous comme toujours ! Quel plaisir de communiquer ainsi avec notre petit bout !

jeudi 18 septembre 2008

Un moment complice.

Ce matin nous avions rendez-vous avec Béatrice. Nous étions impatients d'être tous ensemble autour de notre petit bout !

Ce fût un vrai moment de complicité entre nous, un moment de bonheur.

Notre petit bout est toujours bien présent avec nous lors de ces séances.

Nous avons travaillé sur la descente du bébé et l'ouverture de la base, et maman a fait de gros progrès ! Et oui, je sais bien qu'il me faut laisser ce petit bout venir le moment venu et pour cela lui laisser le passage :)

Entre le déroulement de sacrum, l'ouverture de la base et le "modelage" (genre de massage des jambes pour les non initiés ;) ), ce fût une séance de bien-être et de communication entre nous tous.

Un moment complice que nous avons hâte de pouvoir renouveler !